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Génépi, eau-de-vie des Alpes Valaisannes (42°)
Conditionnement : verre 2 cl, flacon de poche 20 cl, bouteille 50 cl, bouteille 37.5 cl, bouteille 1lt, bouteille 1.5 lt, bouteille 5 lt. |
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Le Génépi Blanc domestiqué
Notre eau-de-vie est produite à partir du génépi blanc.
La Station fédérale de recherches en production végétale de Changins, par son Centre des Fougères à Conthey
a réalisé dès 1989, sous la direction de M. Charly Rey, la domestication du génépic blanc. Ce travail complexe
a nécessité huit ans d'essais variétaux et culturaux. Il a été mené à terme dans la région de Liddes. Le but, relève
une publication de Changins, était de produire, de façon biologique et dans un délai raisonnable, suffisamment de
plantes sèches et de bonne qualité aromatique en zone de montagne, entre 1000 et 1600 mètre d'altitude. Et ce fut là l'une
des grandes difficulté de l'opération, réussir une culture bio à basse altitude avec une plante de haute altitude. Pour préserver
l'essence du génépi, il fallait produire une plante résistante aux maladies, dont notamment la rouille, riche en huile essentielle,
responsanble des constituants aromatiques, riche en principes amers, mais pauvre en thuyone, substance neurotoxique qui est d'ailleurs à
la base de l'absinthe.
Le génépi blanc, appelé aussi génépi jaune ou armoise lâche, est aujourd'hui en production dans plusieurs régions valaisannes, sous la
responsabilité de Valplantes.
A ce jour, le meilleur rendement a été obtenu à Bruson, 220 grammes par mètre carré de matière sèche pour trois ans de culture
(deux récoltes sur 3 ans). Pour l'heure, un tel rendement est exceptionnel. La moyenne est de 150 grammes, ce qui représente 800 grammes
à 1 kilo de génépi de culutre. Mais le groupe de travail espère améliorer ce rendement, au delà de 220 grammes, avec de nouvelles sélections.
La station fédérale travaille dans ce sens en collaboration avec l'Ecole valaisanne d'ingénieurs et Valplantes.
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Etapes de la fabrication de l'eau-de-vie de génépi.
Le génépi séché est macéré dans du chasselas sondant 120 à 130 degrés oechslé, ce qui lui confère un léger velouté particulièrement
plaisant. Le génépi est introduit dans le moût peu après le départ en fermentation et le processus se poursuit
durant un mois. Cette masse est ensuite mise dans un alambic durant une journée, elle est distillé très lentement pour donner, après
élimination de la tête et des queues, une eau-de-vie tirant 50 degrés.
Nouvelle macération indispensable : 3 à 4 kilos de fleurs séchées de génépi vont reposer durant un mois dans cette eau-de-vie pour
lui donner sa belle couleur caractéristique. Après filtration, l'eau-de-vie est ramenée à 42 degrés par adjonction d'eau distillée.
Ainsi, pour mettre sur le marché 600 litres de génépi, il aura fallu 1800 litres de fendant, 13 à 14 kilos de génépi séché, dont
le prix atteint 160 le kilo, deux opération de macération d'un mois chacune et une journée de distillation. Sans compter le savoir-faire
des différents artisans et la rigueur qui préside à tous les stades de la lente élaboration d'un produit valaisan.
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